Le co-working, késako? Nouvelle tendance, très tendance

J’ai appris il y a quelques mois que ma situation d’entrepreneur en mode collocation avait un nom: le Co-working.

Encore un mot anglais pour faire branchitude?

Pour vous refaire l’historique, lorsque j’ai commencé à chercher un local, j’ai été totalement affolé par le prix des loyers qui tournait dans les 600€ mensuels..

Mon dilemme était double: Réduire les charges fixes pour donner toutes les chances à mon projet et selon tous les conseils que j’ai pu prendre, lutter contre l’isolement du chef d’entreprise.

Un jour de mars, je passe voir ma sœur Laure (elle aussi entrepreneur) qui squatte les locaux de Rémi depuis quelques temps. Rémi c’est son bailleur qui pour lui rendre service, lui loue une mezzanine au-dessus de son stock. Rémi, lui il travaille dans la soie, il importe de la belle soie qu’il revend au détail aux maisons de couture du monde entier.

L’entrepôt est grand et lors de ma visite j’apprends qu’il reste un peu de place, Laure me fait faire un tour des locaux pour me montrer en disant en rigolant:

- « Bah, regarde tu pourrais demander à Rémi, ça serait rigolo de travailler ici! »

- « Laure tu es magique! c’est THE SOLUTION, reste plus qu’à convaincre Rémi »

En avril, je prenais rendez-vous (le jour de mon anniversaire) pour lui expliquer mon projet et lui demander son avis sur un potentiel bail précaire. Après 3 jours de réflexion, il me dit « BANCO! » Mon sort en était jeté, j’emménagerai au mois d’août.

Après quelques soirées bricolage et débrouille: trouver des potes un 16 août pour câbler 50 mètres de ligne téléphonique à 4 mètres du sol, des trouvailles sur le bon coin pour acheter du matos occasion, les livraisons de mobilier, j’ai finalisé mon installation pour le mois de septembre.

Voilà comment sans en avoir conscience, je me suis retrouvé en co-working.

L’avantage est multiple, on mutualise tout:
- Besoin d’un chariot pour transporter mes colis à La Poste? Pas de problème, il y en a déjà un.
- Panne de scotch pour les expéditions?  « Rémi, tu peux me dépanner d’un rouleau de scotch, j’ai commandé  mes fournitures j’serais livré lundi »

- « Dit Camille, t’as un carton en rabe? j’ai une expédition à faire, j’ai pas le bon format »,

- « Je vais à la Poste, ça intéresse quelqu’un? »,

- « Je dois partir une heure, tu me gères mon standard? » etc, etc…

La première révolution au local a été l’achat de la machine à café au mois d’octobre, c’était la fête! et même ça on mutualise.

Puis rapidement, j’ai réalisé que mon cas était loin d’être un cas isolé, le magazine Elle a fait article à la rentrée sur ce phénomène qui s’étend à Paris et dans toute la France. J’ai découvert que Lyon et le quartier de la croix rousse regorge de collocation d’entreprise, souvent dans le web, la communication, le graphisme, tous indépendants et tous ensemble.

L’avantage au-delà de l’aspect matériel est avant tout humain. Les doutes, les réussites, les conseils: tout ce partage. Le rapport est forcément sincère car il n’y a ni hiérarchie ni compétition entre les entrepreneurs, juste la même envie de réussir et la joie d’avoir sa liberté.

Voilà comment, mes gourmandises se sont retrouvées coincées entre deux rouleaux de tissus destinés aux maisons Dior, Chanel, Céline et tout le tralala..

Article dans ELLE du 1septembre 2011

Article 20 minutes Lyon du 2 janvier 2012

 

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